04 décembre 2010

Maria Poumier demande à être incarcérée

De même qu'autrefois, dans l'Empire de Chine, les mandarins avaient le devoir de s'opposer parfois à l'Empereur malgré les représailles (le premier était décapité, le second mutilé, le troisième emprisonné et le quatrième était généralement épargné et suivi), une intellectuelle française ose s'opposer à la loi-muselière Gayssot (= article 261bis du Code Pénal Suisse) en suscitant un débat judiciaire. Il me paraît étrange et significatif que les Rectificationnistes historiques soient presque tous des universitaires de haut niveau, contrairement à ceux qui imposent les lois-muselières afin d'éviter tout remise à plat objective, procédé primaire qui est considéré par Simone Weil comme "un retour en arrière de quatre siècles". DB


Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /2010 19:01


L'universitaire Maria Poumier nous demande de diffuser le message suivant.

Le 2 décembre 2010.

Lettre ouverte adressée à
M. Michel Mercier, Ministre de la Justice
M. Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture
M. Brice Hortefeux, Ministre de l’Intérieur

Messieurs,

Je m’adresse à vous afin de vous demander de me mettre en prison.
C’est inhabituel, je sais, mais je m’explique. Nous sommes face à une situation inédite en France, et à un moment unique : ce qui est en jeu, c’est notre réputation et notre honneur, en tant que nation. Vous n’avez pas envie de finir votre mandat avec l’étiquette de collabo au service de forces d’occupation étrangères. Voilà comment nous pouvons coopérer, vous et moi, pour aider notre pays à recouvrer la santé mentale : faites appliquer la loi, traitez-moi comme sont traitées d’autres personnes qui pensent et disent la même chose que moi, dans toute l’Europe. Ensemble, nous allons débloquer la situation.

L’évènement qui me motive est l’incarcération de Vincent Reynouard, condamné à 1 an de prison et à environ 70 000 euros, entre amendes, dédommagements et frais de procédure. Vincent Reynouard, un homme jeune, est actuellement en train de purger sa peine à la Maison d’Arrêt de Valenciennes.

Une pétition de soutien à Vincent Reynouard circule depuis cet été, qui a déjà recueilli près de 1500 signatures, en France, en Europe et aux USA, en dépit du silence effarouché des médiats. Des universitaires prestigieux ont exprimé leur soutien, tels le professeur Jean-Claude Manifacier, le chercheur américain Noam Chomsky, le chercheur belge Jean Bricmont, l’historien français Paul-Eric Blanrue, mais aussi le cofondateur d’Apple Steve Wozniak, ce qui montre que les réseaux de la résistance à l’intolérable commencent à exister réellement (voir : http://abrogeonslaloigayssot.blogspot.com/). Toutes ces personnes se saisissent de ce cas, concernant un père de 8 enfants dépourvu de ressources, catholique convaincu, et partant pour le martyre, pour demander l’abrogation de la loi Gayssot, qui a permis cette sanction plus honteuse pour la justice française que pour lui.
Il lui est en effet reproché d’être l’auteur et l’imprimeur d’une brochure de 16 pages. Il s’est déclaré prêt à en favoriser la diffusion, et prêt à récidiver. À noter que les juges n’ont retenu aucune accusation d’antisémitisme ou d’incitation à la haine raciale dans son écrit, ni dans sa défense à l’audience. C’est donc simplement la publication de documents, de raisonnements, et de conclusions non conformes à une version officielle concernant exclusivement les persécutions subies par les juifs sous le nazisme qui a conduit Vincent Reynouard en prison.

Il se trouve que je suis également l’auteur d’un ouvrage passible de sanctions semblables, le recueil d’essais intitulé Proche des Neg’ (Négationnistes ou nègres, that is the question), éditions BookSurge, septembre 2009. Je vous l’adresse avec ce courrier, et j’en ai mis le texte intégral à disposition de tout un chacun sur mon site web http://www.maria-poumier.net. Je donne ainsi toute la diffusion possible à ce texte.

Je précise que, si je partage les conclusions de M. Reynouard et de très nombreux spécialistes sur son sujet, je me situe à l’opposé de ses options politiques, comme chacun pourra le constater en lisant mon livre. Il ne s’agit donc pas pour moi de défendre son camp idéologique, mais de contribuer à faire évoluer la législation, à partir d’arguments divers et convergents. Cette législation est non seulement absurde, puisqu’elle ne concerne qu’un seul point de l’histoire, à l’exclusion de tout autre (la question du sort des juifs pendant la seconde guerre mondiale) et qu’elle transforme les décisions du prétendu Tribunal Militaire International de Nuremberg en dogme historique républicain), elle est anti-constitutionnelle, puisque notre constitution reconnaît la liberté de pensée et le droit à la liberté d’expression.

Cette loi Gayssot est en outre criminelle, puisqu’elle contribue directement et gravement à répandre la haine sur des bases raciales : en effet, chacun peut être tenté de l’interpréter comme un passe-droit et une concession faite « aux juifs ». Dans les tribunaux de la république française censée être laïque, on a même vu un procureur de la République invoquer « Yahwé » pour justifier son désir de faire condamner Robert Faurisson, en application de ladite loi, en 2006, voyez le site :
http://robertfaurisson.blogspot.com/search?q=fontette, j’en ai été témoin moi-même, avec toute la salle de la XVIIe chambre.

Enfin, la loi Gayssot discrédite la France à un niveau très profond, puisque, comme l’écrit mon ami Pierre Guillaume,
« En quelque domaine que ce soit, un énoncé révisionniste, c’est-à-dire un énoncé qui corrige une idée préalablement reçue, s’expose à être lui-même corrigé. Il ne s’impose pas. Si l’énoncé révisionniste est faux, il suffit de le montrer. Si au surplus cet énoncé blesse des intérêts acquis, toutes les victimes et ayants droits peuvent aisément, et c’est justice, obtenir réparation, dès lors que les victimes de cet énoncé, sur un sujet quelconque, apportent la preuve de l’intention malveillante, ou simplement de l’erreur fautive.

L’entourloupe commence quand les prétendues victimes d’un énoncé révisionniste, grâce à leur puissance politique et sociale, et à leurs braillements victimaires, se dispensent grâce à une loiad hoc d’avoir à apporter la démonstration que l’énoncé discutable est faux.

C’est très précisément la fonction assignée à la loi Gayssot par ses concepteurs.
C’est pourquoi cette loi est en elle-même une aberration intellectuelle.

Elle oblige les juges à condamner sans avoir à juger !
La loi Gayssot condamne les juges à protéger de toute critique les idées reçues.

La loi Gayssot condamne les juges à protéger le mensonge !

Je vous demande donc de transmettre mon acte irrévérencieux aux tribunaux compétents, afin qu’ils me fassent mettre en prison aussi vite que possible. L’enjeu est suffisamment grave, vous en conviendrez ! Je suis universitaire, maître de conférences de l’Université de Paris VIII jusqu’à ce que je choisisse de prendre ma retraite, en 2005. Mon cas donnera lieu à des débats parmi les universitaires, et dans d’autres milieux soucieux du sérieux et/ou de l’indépendance de la réflexion en France, ce qui vous aidera, vous ou vos successeurs, à gérer adroitement la question de l’abrogation urgente de la Loi Gayssot. (1)

J’adresse copie de cette lettre à toutes les personnes physiques et morales ayant contribué à l’emprisonnement de Vincent Reynouard, et je donne toute la publicité possible à cette affaire, afin que chacun exerce son sentiment de la justice et de la vérité.

Veuillez agréer, Messieurs, l’expression de ma considération respectueuse,

Maria POUMIER

(1) Vos ministères respectifs auraient déjà pu me faire poursuivre et condamner pour avoir participé à la rédaction d’un ouvrage de Robert Faurisson, que j’avais adressé l’année dernière par courrier recommandé le 9 septembre 2009 aux ministres en exercice Mme Alliot-Marie et M. Mitterrand. Vous ne l’avez probablement jamais eu entre les mains, en tout cas le secrétariat de Mme le ministre de la justice a refusé de le lui transmettre, et M. le ministre de la Culture ne m’a pas répondu du tout. Mais comme vous le voyez, je récidive dans l’expression d’opinions qui me paraissent indispensables pour que nos concitoyens retrouvent la santé mentale. Je tiens donc à nouveau à votre disposition cet ouvrage important, intitulé En Confidence, entretiens avec  l’Inconnue, par Robert Faurisson, éditions Pierre Marteau, Milan 2009. 

Source : Le clan des Vénitiens via propagandes info

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18:59 Écrit par Denis Bloud | Lien permanent

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