23 décembre 2013

Les 5 Escalades contre la Suisse

Allocution prononcée par M. Denis Bloud le 11 décembre 2013 lors de la Commémoration de l’Escalade de 1602

par le Mouvement Citoyens Genevois (MCG)

à la Maison Communale de Plainpalais

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Mesdames et Messieurs, bonsoir ! Je suis un citoyen genevois du Petit-Lancy et mon ADN paternel est du groupe des Celtes alpins. Mon nom est Denis Bloud, Blou(d) comme la commune de Bloux près de Valleiry. Ce que je voudrais vous dire ce soir, c’est ceci :

Genevois, je-ne-vois que des Escalades !

Permettez-moi de rappeler deux autres escalades plus anciennes que celle de 1602 : d’abord celle de Morgarten en 1315, par laquelle 1 500 paysans des 3 cantons primitifs (les Waldstätten) ont repoussé 8 000 soldats autrichiens grâce au courage du Landamman STAUFFER, non, excusez-moi, STAUFFACHER ! Il y a eu ensuite l’escalade ratée des Bourguignons, vaincus à Morat en 1476 par les confédérés suisses.

L’escalade que nous fêtons ce soir, la troisième, est celle que les Genevois commémorent chaque année depuis 1602 en se congratulant de leur victoire sur les envahisseurs savoyards armés. On se relit la sentence qui leur a été infligée, on recasse la marmite de la Mère Royaume, on fait défiler les hallebardiers, etc. C’est une sympathique fête folklorique, qui garde la mémoire d’un haut fait rassembleur et identificateur cantonal. Mais ces trois grands événements sont-ils vraiment du passé ?

Une quatrième escalade, toujours la même en fait- se déroule insidieusement par les centaines de voitures et de camions qui entrent tous les jours comme dans un moulin avec une armure de tôle et de contrats de travail à Genève. Il y a au moins un frontalier dans la moitié des 53 mille ménages actifs en France voisine et le phénomène augmente, pour encore plus de croissance et de prospérité certes, mais au prix du bétonnage de la Suisse à raison d’un mètre carré par seconde ! Contre cette escalade moderne et permanente, c’est le MCG qui maintenant « casse la baraque » au lieu de l’ancienne marmite !

Mais une cinquième escalade étrangère, encore plus subtile et dangereuse que les quatre précédentes, travaille à pénétrer notre pays : c’est la pression de l’Union Européenne, avec ses Bilatérales et sa libre circulation, qui se traduisent par une immigration plus subie que choisie. Cette escalade internationale veut détruire les dernières barrières juridiques ou fortifications qui protègent encore la Suisse, afin de l’intégrer comme un petit caillou dans sa maçonnerie mondialiste. Par cette escalade juridique, l’UE cherche à nous imposer son système de dettes exponentielles dont on voit le triste résultat avec un taux de chômage moyen de 25 % chez leurs jeunes. De son côté, le Trésor des Etats-Unis a fait accepter par le Conseil fédéral, sans aucune consultation du peuple suisse, l’accord FATCA qui donne aux Américains des droits fiscaux sur des Suisses ayant, par exemple, simplement fait des études chez eux. Considéreront-ils bientôt comme « american person » les Suisses qui ont un frère ou une sœur dans ce pays, ou ceux qui ont des actions américaines dans leur portefeuille boursier ? La Suisse devra-t-elle, pour se soumettre à cette escalade, casser sa tirelire ?

Cette effrayante pénétration internationale nécessite une défense coordonnée de tous les partis politiques suisses. L’UDC prépare une importante initiative par laquelle les Suisses pourront dire si leur pays doit se soumettre au droit international qui se targue d’être « supérieur » ou si leur Confédération doit conserver sa liberté et son indépendance historiques. Résisteront-ils à la tentation de s’intégrer à ce qu’on va leur présenter comme étant politiquement correct, avec toutes les pénétrations qui leur seront ensuite imposées ? Il est vrai que certains aiment cela… L’UDC veut une immigration choisie et non subie, mais ce ne sera qu’un coup de frein au bétonnage et au métissage de la Suisse, affaiblissant seulement cette escalade. De son côté, le Parti Nationaliste Suisse (PNS) prône une fermeture totale, quitte à faire apparaître la Suisse comme un cas vraiment très particulier de résistance aux juges étrangers. En réalité, la prospérité suisse ne vient pas de l’immigration mais du fait que la Banque Nationale Suisse possède encore le pouvoir de créer de la monnaie ex-nihilo (comme le chef économiste de l’UBS, M. Andreas Höfert*, l’a rappelé dans la Tribune de Genève du 11 novembre 2011 dans ces termes : «La BNS ne peut pas faire faillite puisqu’elle a la capacité de créer de la monnaie ex nihilo ». )

Une telle création d’argent (dite « gestion des taux de change ») est strictement interdite aux pays de l’Union Européenne. C’est ainsi que la BNS a pu absorber jusqu’à la moitié de toute la dette européenne en la rachetant sous forme d’obligations d’Etat afin de maintenir l’euro à 1 franc 20 (TG 5/11/12p.2). Les banques privées, qui n’aiment pas avoir une banque centrale au-dessus d’elles, rabâchent l’absurde leitmotiv « planche-à-billets-égale-inflation » : mais étant donné que ces devises achetées par simples écritures comptables n’entrent pas dans le circuit monétaire mais restent inscrites au bilan de la BNS sous forme de réserves, aucune inflation n’est possible ni effectivement constatée.

Kennedy et Lincoln avaient autrefois osé créer de la monnaie d’Etat sans l’emprunter contre intérêts à des banques privées, comme le font actuellement les Etats ligotés par le Traité de Lisbonne. Et comme par hasard, ces deux présidents exceptionnels ont été rapidement assassinés, avec retrait immédiat de toute leur monnaie d’Etat. Le système de dettes entretient soigneusement une énorme confusion sémantique en amalgamant dans le terme valise « argent », la monnaie scripturale (comptable, M3, Schriftgeld, écritures de crédit) et la monnaie réelle (Bargeld, liquidités, fonds propres, dépôts). Cette arnaque –autrefois dénoncée par le prix Nobel de sciences économiques Maurice Allais- consiste tout simplement à appliquer aux crédits (simples écritures comptables) la règle applicable aux dépôts ou fonds propres : remboursement plus intérêts, ce qui permet finalement aux émetteurs privés de crédits de recevoir 2 ou 3 fois le montant qu’ils fabriquent par une simple écriture comptable ! Les banques privées tournent ainsi avec une base en fonds propres (Bargeld) ne dépassant pas 4 % de leur bilan !

Maintenant, face à ces menaces bien concrètes quoique souvent bien occultées, reste à savoir si le peuple suisse, encore souverain, n’est pas déjà en voie de remplacement comme dans d’autres pays afin qu’il vote correctement. En Finlande, il y a le Parti des Vrais Finlandais, qui défend les valeurs identitaires, traditionnelles et nationalistes du pays. Permettez-moi cette boutade : à peine une voiture suisse sur 10 ose arborer à l’arrière un autocollant CH réglementaire, pourtant obligatoire à l’étranger !

L’identité suisse est un problème complexe mais qui peut se résoudre maintenant par une simple analyse ADN qui ne coûte guère plus que 400 ou 500 francs. L’ADN des Celtes alpins est celui des Helvètes et c’est le mien du côté paternel (car il y a l’ADN maternel ou mitochondrial). Ensuite, il y a celui des Romains, puis celui des Alamans venus se réfugier dans nos montagnes, puis les Burgondes, puis bien d’autres apports génétiques au fur et à mesure de l’histoire suisse. Il faut avoir bien conscience que le métissage inter-ethnique n’apporte pas de nouveaux gènes mais seulement des allèles. Autrement dit, si l’on mélange les couleurs d’une palette, on obtient un vague caca d’oie ou caca pomme qui a perdu toute diversité. Le racisme implique une supériorité revendiquée par une ethnie par rapport à d’autres ethnies : c’est un jugement qui fait une hiérarchie alors que l’ethnicisme est scientifique.  

Denis Bloud (11 décembre 2013)

*        Coïncidence : après avoir prononcé l’essentiel de cette allocution, j’ai eu la surprise de voir venir vers moi la sœur de M. Andreas Höfert, qui était présente dans la Salle Communale de Plainpalais et qui m’a parlé de son frère Andreas. Je lui ai donné le lien vers le présent document afin qu’elle le lui fasse suivre à toute fin utile.

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17:04 Écrit par Denis Bloud | Lien permanent