30 juillet 2012

2 rectifications à la Chronique économique du 30 juillet

Monsieur le Rédacteur,

La « Chronique économique » de ce jour fait référence à ma lettre de lecteur du 22 juillet mais contient deux inexactitudes que je tiens à rectifier. Tout d’abord, la distinction entre monnaie scripturale (masse M3 ou Schriftgeld) et monnaie fiduciaire (M1+M2 ou Bargeld) n’est pas clairement exposée car, dans ma lettre, j’entendais par Bargeld les « dépôts et fonds propres » (M2) et non pas seulement le numéraire (argent liquide, M1) qui est négligeable : cette différence de nature entre l’argent-travail et l’argent-dette implique logiquement que ces masses monétaires ne devraient pas faire l’objet des mêmes règles comptables. L’autre erreur est de croire que « la Banque centrale de Grèce » peut « fournir de la liquidité aux banques, en quelque sorte « ex nihilo » » car une telle opération est strictement interdite aux pays de l’UE par l’article 123 du Traité de Lisbonne, alors qu’elle est effectuée couramment par la Banque nationale suisse aux termes de sa mission régalienne.

Bien cordialement, avec l’espérance que vous voudrez bien faire paraître cette rectification.

Denis Bloud

P.S. – Je profite de ce courriel pour vous demander si vous avez l’intention de faire paraître ma lettre du 21 juillet à propos des conséquences endocriniennes de la circoncision ?

12:48 Écrit par Denis Bloud | Lien permanent

20 novembre 2010

Les "dettes" souveraines sont virtuelles!

Les "dettes" souveraines, comme celle de l'Irlande ou d'autres pays sont purement virtuelles car il ne s'agit pas de monnaie réelle mais de simples écritures de crédit (monnaie scripturale), créées ex-nihilo, représentant environ 93 % de la masse monétaire en circulation en Suisse et dans les autres pays européens. Le seul prix Nobel d'Economie français (1988), feu Maurice Allais, a toujours dénoncé cette imposture et cette confusion. Il a par exemple écrit ceci (référence à consulter sur la page http://dbloud.free.fr/monnaie.htm) : "Fondamentalement, il n'existe pas de différence entre le métier de banquier et celui de faux-monnayeur". Peut-on être plus clair ? Le Traité de Lisbonne (comme les traités européens précédents) interdit formellement aux Etats de créer leur propre monnaie, alors que ce serait leur devoir élémentaire (droit régalien). Il les oblige à emprunter à des structures privées (banques) des crédits qu'ils pourraient (et même devraient) ouvrir eux-mêmes (comme l'avaient fait autrefois Lincoln et Kennedy) en gageant ces ouvertures sur le Trésor public. Tant que cette imposture fondamentale (déjà comprise par la Chine en fait) n'aura pas été exposée au grand jour, les "crises" continueront à détruire nos pays.

12:46 Écrit par Denis Bloud | Lien permanent